Fiscalité européenne : pays avec les impôts les plus hauts en 2025 ?

9 janvier 2026

3,5 %. Ce n’est pas une statistique anodine, c’est le sommet du barème de l’impôt sur la fortune en Espagne, où le seuil d’entrée s’établit à 700 000 euros. De l’autre côté des Pyrénées, la France, après la suppression de l’ISF en 2018, a recentré sa fiscalité sur l’immobilier, mais les patrimoines volumineux restent dans le viseur du fisc.

Aux Pays-Bas, la fortune se voit ponctionner chaque année, non sur la base des revenus effectifs, mais selon la valeur estimée de l’ensemble des avoirs. En Norvège, la taxe sur le patrimoine, contestée mais toujours en place, dépasse 1 % pour les plus grosses fortunes. Certains États européens ont choisi d’abandonner ce type d’imposition ; d’autres, au contraire, durcissent les règles ou maintiennent un cadre strict.

Panorama de l’impôt sur la fortune en Europe en 2025

À travers l’Union européenne, la fiscalité sur la fortune prend des formes variées, souvent éparpillées. Si l’on cherche les pays avec les impôts les plus hauts en 2025, le faisceau se resserre autour de ceux qui persistent à taxer fortement les patrimoines conséquents. L’Espagne n’a pas fléchi : au-delà de 700 000 euros d’actifs nets, la taxation grimpe par paliers jusqu’à 3,5 %. Hors Union, la Norvège ne relâche pas la pression, avec une taxe dépassant 1 % pour les grandes fortunes.

Du côté français, le paysage a changé depuis 2018. L’impôt sur la fortune ne cible plus que l’immobilier, via l’IFI. Pourtant, le poids des prélèvements obligatoires (proche de 47 % du PIB selon Eurostat) maintient la France parmi les pays les plus exigeants du continent. Pour d’autres, comme l’Allemagne ou l’Autriche, la fiscalité sur la fortune n’existe plus ; la priorité va à l’impôt sur le revenu ou la consommation.

Voici un aperçu des spécificités nationales pour 2025 :

  • Espagne : taxation progressive jusqu’à 3,5 % au-delà de 700 000 euros d’actifs nets
  • Norvège : impôt sur le patrimoine supérieur à 1 % pour les très grandes fortunes
  • France : IFI centré sur l’immobilier, rendement en baisse mais pression fiscale globale élevée
  • Pays-Bas : prélèvement annuel basé sur la valeur estimée du patrimoine

La cartographie de l’imposition du patrimoine se réorganise au fil des années. Certains pays allègent, d’autres renforcent ou adaptent leur régime, sur fond de concurrence fiscale et de mobilité croissante des contribuables européens. Ces divergences continuent d’alimenter le débat sur la contribution juste et le financement durable des services publics.

Quels sont les pays européens où la fiscalité sur la fortune reste la plus élevée ?

L’Europe offre un paysage contrasté dès qu’il s’agit d’imposer la fortune. Certains États maintiennent une taxation directe, d’autres l’ont supprimée et misent sur d’autres leviers. L’Espagne se démarque : la taxe s’applique au-delà de 700 000 euros, avec un taux progressif culminant à 3,5 %. L’assiette vise tous les actifs, qu’ils soient mobiliers ou immobiliers, et touche clairement les détenteurs de gros patrimoines.

En France, la suppression de l’ISF a laissé place à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Seuls les détenteurs d’un patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 million d’euros sont concernés, avec un barème allant de 0,5 % à 1,5 % au-delà de 10 millions. Même en retrait par rapport à l’ancien ISF, l’IFI reste au cœur des discussions sur la redistribution fiscale.

Trois cas de figure cristallisent les différences actuelles :

  • Espagne : imposition progressive, seuil fixé à 700 000 euros
  • France : IFI à partir de 1,3 million d’euros de patrimoine immobilier
  • Norvège (hors Union européenne) : impôt annuel sur le patrimoine, taux dépassant 1 % pour les plus riches

Dans plusieurs pays comme la Belgique ou l’Autriche, la taxe sur la fortune n’existe plus. La stratégie consiste à privilégier les droits de succession ou l’imposition sur le revenu. Cette diversité de régimes, de seuils et de biens imposés nourrit une véritable concurrence fiscale en Europe, posant la question de la cohérence et de l’équité au sein du continent.

Comprendre les différences de calcul et d’application d’un pays à l’autre

Les taux d’imposition sur le revenu et les cotisations sociales dessinent une carte fiscale mouvante en Europe. Les pays nordiques, comme le Danemark ou la Suède, assument des prélèvements obligatoires fréquemment supérieurs à 40 % du PIB, pour financer un modèle social généreux et des services publics robustes.

Mais la structure de l’imposition varie sensiblement. En Allemagne, les cotisations sociales pèsent davantage sur le salarié moyen que l’impôt sur le revenu. En France, la contribution globale reste élevée, notamment via la CSG et la CRDS qui élargissent la base des contribuables. Même une personne avec un revenu moyen verse une part significative en recettes fiscales. L’Espagne, pour sa part, privilégie un impôt progressif sur le revenu mais compense par des charges sociales plus faibles.

Pour mieux saisir ces écarts, voici quelques exemples marquants :

  • Danemark : impôt sur le revenu parmi les plus hauts d’Europe, mais cotisations sociales relativement basses
  • Allemagne : équilibre entre impôt sur le revenu et cotisations sociales, prise en charge substantielle par les employeurs
  • France : poids cumulé des impôts et cotisations particulièrement élevé, taux d’imposition effectif au-dessus de la moyenne européenne

Le ratio recettes fiscales rapportées au PIB, mesuré par Eurostat, reste le thermomètre le plus fiable de la pression fiscale. Les pays où l’État propose une protection sociale étendue affichent les plus hautes fiscalités. À l’inverse, d’autres, souvent à l’est du continent, optent pour une pression moindre afin d’attirer investissements et main-d’œuvre.

Jeune femme d affaires examinant des formulaires dans un café en plein air

Expatriés et suppression de l’impôt sur la fortune : quels enjeux actuels ?

La fiscalité européenne évolue, portée par la mobilité croissante des fortunes et de ceux qui les détiennent. Les expatriés suivent chaque réforme, chaque suppression d’impôt sur la fortune, pour ajuster leurs stratégies entre optimisation et engagement fiscal. Depuis que la France a recentré l’ISF sur l’immobilier en 2018, elle scrute de près les choix de ses voisins. En 2025, rares sont les pays européens à maintenir une taxe sur le patrimoine net. La Suisse, l’Espagne ou la Norvège continuent de taxer, alors que l’Allemagne, le Luxembourg ou l’Autriche ont tiré un trait sur ce dispositif depuis longtemps.

La question touche désormais au budget national. Pour les États, mettre fin à l’impôt sur la fortune signifie renoncer à plusieurs milliards d’euros de recettes, alors que le déficit public se creuse et que le produit intérieur brut marque le pas. Les partisans de la suppression invoquent la fuite des capitaux et la relance de l’économie productive. Les opposants, eux, insistent sur l’équité et la capacité de chaque citoyen à participer selon la taille de son patrimoine.

La mobilité des plus fortunés n’est ni uniforme ni massive, mais elle met en lumière les contradictions des systèmes fiscaux nationaux. Certains pays cherchent à préserver leur attractivité à coups de réductions, d’abattements ou de dispositifs favorables aux nouveaux résidents. D’autres misent sur la stabilité et la transparence, quitte à renoncer à une part des prélèvements obligatoires. L’Europe fiscale jongle ainsi entre solidarité revendiquée et logique de compétition.

Demain, le poids de l’impôt façonnera-t-il vraiment la carte des ambitions européennes, ou les contribuables fortunés continueront-ils d’écrire leurs propres règles à travers les frontières ? L’équilibre reste fragile, et la partie loin d’être jouée.

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